Apprendre à positiver…

Apprendre à positiver est une des demandes les plus courantes qui me soit faite au cabinet. Quand une personne vient me voir pour mieux gérer son stress, pour être plus détendue, plus zen, il est très fréquent que cette même personne ait pas mal d’idées négatives. On sait aujourd’hui combien le stress a un impact direct sur notre santé comme expliqué dans ce dossier de PasseportSanté. Aujourd’hui, de plus en plus d’études montrent que l’orientation que nous donnons à nos pensées a un impact fort sur notre état psychique.

Pour autant, on ne parle pas forcément d’idées noires non plus. Non, plutôt une fâcheuse tendance à ruminer, à anticiper le pire qui pourrait arriver et commencer à s’angoisser pour quelque chose qui… n’existe pas!

Dis comme ça, ça peut paraitre étonnant mais concrètement, je crois qu’on a tous fait ça au moins une fois dans notre vie non?

S’inquiéter pour un enfant qui n’est pas rentré à la maison; imaginer que l’entretien d’embauche qu’on s’apprête à passer pourrait être une catastrophe; avoir peur de se tromper de route… et se tromper vraiment au point qu’on se dit qu’on le sentait… bref, on a tous tendance à anticiper de manière négative.

Jusque là, rien de bien anormal. J’ai presqu’envie de dire que c’est même plutôt logique et que ça permet souvent de faire office de garde fou, de réfléchir avant de foncer tête baissée…

Oui mais voilà. Quand ce “garde fou” est là sans arrêt au point de nous empêcher d’avancer dans ce qui nous tient à coeur, au point de nous gâcher les moments simples de la vie… ça peut devenir un véritable problème.

Et si on déplaçait notre attention sur le positif?

Alors, au-delà de ce que je propose en séance pour permettre à la personne de voir et surtout, de vivre les choses différemment, il y a un petit exercice que je trouve vraiment sympa à faire au quotidien et que je donne souvent à faire en fin de séance.

Imaginez que votre attention soit comme un phare de voiture qui se braquerait en permanence sur les choses négatives. Vos n’arriveriez pas à voir ce qu’il y a à côté puisque la lumière serait uniquement portée en direction des choses les plus désagréables qui soient.

Ce ne serait pas forcément très agréable…

Et c’est pourtant ce qui se passe si vous êtes de ceux qui ruminent et s’inquiètent de tout.

Il est donc nécessaire de déplacer le phare et de le braquer sur les choses les plus agréables.

Et pour cela, votre cerveau a besoin que vous l’aidiez.

Imaginez que vous deveniez aussi doué pour anticiper des trucs géniaux que vous l’êtes pour anticiper les pires?… ça pourrait donner quelque chose comme “haaaan… et si jamais je réussissais à quitter ce travail que je ne supporte plus et que je me créais un job sur-mesure?

Et ça serait quand même plus sympa non?

Votre cerveau a besoin que vous lui donniez la direction à suivre. Au même titre qu’il est nécessaire d’adopter un discours “positif”, il va falloir que vous entrainiez votre cerveau à voir les choses agréables.

Concrètement, comment apprendre à positiver?

Et bien vous allez prendre un joli carnet. Pas une feuille A4 qui traine sous les dessins de vos enfants ou dans votre bureau. Non un joli carnet. Prenez le temps même d’aller le choisir, le toucher, d’apprécier sa texture, ses couleurs, son odeur. Perso, j’adore l’odeur de certains papiers. Ça me rappelle mon enfance. Comme les petits pots de colle à l’amande… hummmm…

Mais bref 😉

Donc choisissez un joli carnet et chaque soir, prenez 5 – 10 minutes rien que pour vous. 5-10 minutes pendant lesquelles ni mari, ni enfants, ni chats, ne viendront vous déranger.

Un moment rien que pour vous pendant lequel je vos propose de vous repasser votre journée dans votre tête et de vous arrêter sur ces moments qui, perdus dans votre rythme effréné, ne vous ont pas marqué. Ces moments qui pourtant, sont parmi les plus importants.

  • Ce moment où vous avez ouvert les volets de votre chambre et où, tout en voyant le soleil se lever, vous avez senti l’odeur du printemps ou de la terre mouillée et la fraicheur de l’air.
  • Ce moment où votre enfant vous a pris par le cou pour vous faire un câlin avant de rentrer dans sa classe.
  • Ce moment où en arrivant au travail, votre collègue vous a dit bonjour avec ce grand sourire sincère.

Tous ces moments qui, n’ayant rien d’extraordinaire, vous ont paru banals sur le coup. Souvent, quand je propose cet exercice, la première remarque des gens est de me dire “mais il ne m’arrive rien d’extraordinaire”. Qu’est ce que je vais écrire?!”

Et c’est là tout l’intérêt de cet exercice.  Ramener votre attention sur tous ces moments simples qui passent inaperçus parce qu’ils sont noyés dans notre quotidien. Imaginez que vous soyez privé de liberté… quel prix aurait alors ce moment où vous ouvrez votre fenêtre le matin?

Imaginez que vous ne puissiez plus voir votre enfant. Quel prix aurait de le serrer dans vos bras chaque matin même si vous êtes en retard pour le boulot?

Alors écrivez. Écrivez ces jolis moments du quotidien. Ceux qui sont passés inaperçus mais qui sont finalement bien souvent ce qui fait que la vie vaut d’être vécue.

Et en écrivant chaque soir ces petits moments de vie, vous allez entrainer votre cerveau à mettre le focus sur le positif. À braquer la lumière sur ces moments que vous ne voyiez plus. Ainsi, vous allez apprendre à positiver votre vie.

Amusez-vous bien et dites moi quels effets cela aura eu sur vous!

 

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Catégories : développement personnel

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