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Une première séance magique

S’il y a bien un truc que j’adore quand je reçois un enfant pour la première fois, c’est qu’il reparte de mon cabinet avec l’idée qu’il a appris un truc magique sur lui. 

Au-delà de tout le tralala du cadre à poser avec les parents et avec l’enfant lui-même, du temps passé à évoquer (ou non ;)) le problème pour lequel il est là, il y a généralement un moment où je lui propose d’apprendre à nettoyer ses émotions

Parce que les émotions, c’est comme la poussière dans une maison. ça se dépose tout doucement, sans que personne ne les voie sur chaque meuble, chaque tapis.

Quand le soleil s’immisce dans la maison avec ses rayons, on l’aperçoit virevoltant dans la pièce comme des millions de petites étoiles qui dansent autour de nous et qui disparaissent dès qu’elles ne sont plus dans la lumière. 

Alors régulièrement, on fait la poussière et le ménage dans sa maison, ça parait assez évident.

Mais les enfants (et les adultes n’en parlons pas!), n’ont pas appris à le faire à l’intérieur d’eux et c’est bien là le problème. 

A la rencontre de la maison de ses émotions

“On va faire un truc…

Est ce que tu sais ce qu’il y a à l’intérieur de toi?” 

Et sans attendre vraiment la réponse, j’explique qu’il y a là (je montre son ventre), sa maison des émotions

Tout le monde en a une. Ta maman, ton papa, moi, ta maîtresse, tes frères et sœurs,… tout le monde.”

Je m’inspire du texte de la maison des émotions proposé par Stéphanie Couturier dans son livre Mon cours de relaxation pour les enfants.

Expliquer à l’enfant que chaque fois qu’il vit quelque chose une émotion traverse sa maison, permet de dissocier les émotions qu’il ressent de celui qu’il est.

J’entends souvent dire des enfants qu’ils.elles. sont colérique, timide, agité.e, qu’ils.elles. manquent de confiance

Et au fil du temps, l’enfant associe ce qu’il ressent à qui il est.

Aller à la rencontre de la maison des ses émotions permet de prendre conscience de ce qu’il y a à l’intérieur d’eux et de garder seulement ce qui les arrange. C’est une manière pour l’enfant de ne plus subir ce qu’il ressent et de choisir comment il veut que soit sa maison intérieure.

Le nettoyage des émotions

Dès que l’enfant arrive près de sa maison, je lui demande de me la décrire (a-t-elle un étage ou plusieurs, un toit, des fenêtres, de quelles couleurs?…);

Les réponses sont toujours très surprenantes et donnent de précieux indices sur la manière dont il se  représente son monde émotionnel.

J’ai eu par exemple une petite fille dont la maison n’avait ni porte, ni fenêtres, ni couleurs. Grosse problématique qui a nécessité bien plus que la maison des émotions.

Mais au départ, tout le travail a été de pouvoir à son rythme, savoir si elle avait envie d’y entrer, comment le faire et quoi faire ensuite de ce qu’il y avait à l’intérieur. 

Ce type de situation est toutefois plutôt rare. 

Généralement, ce sont des maisons colorées, de forme plutôt classique mais pas toujours.

Un enfant (diagnostiqué HPI) avait par exemple un hôtel de plusieurs dizaines d’étages en guise de maison des émotions intérieure! Autant vous dire que ça a pris un petit moment pour tout nettoyer!

Ils voient tout de suite toutes les tristesses, les joies, les colères mais aussi toutes les joies et peuvent les décrire très facilement. C’est même parfois assez déconcertant tant ça semble naturel pour eux.

Et puis, à l’aide d’un aspirateur magique qui n’enlève que ce dont ils ne veulent plus, ils nettoient de fond en comble.

Un effet puissant de sérenité

Quand ils rouvrent les yeux, les enfants sont bluffés par la sensation agréable qu’ils ressentent et sont hyper fiers d’avoir réussi à faire ça tout seuls.

J’explique d’ailleurs comment ils peuvent le refaire à la maison le soir par exemple avant de se coucher. 

Cela leur permet de gagner en autonomie et de sentir qu’ils peuvent ne pas subir ce qu’ils ressentent.

Même les tout-petits ( à partir de 4 ans voire un peu plus jeunes) rentrent très très vite dans ce type de proposition. 

Ce type d’approche permet aussi de renforcer l’alliance thérapeutique et de donner à l’enfant l’envie de revenir. 

Car pour moi, tout l’enjeu est qu’il ne voie pas cet espace comme une thérapie mais comme un espace ludique où il apprend des trucs utiles qui vont l’aider dans son quotidien. 

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